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ma vision de l'OSTEOPATHIE

LA sciatique :

1. Définition :

La lombalgie sciatique correspond à une souffrance du nerf sciatique ou d’une de ses racines par une neuropathie d’emprisonnement. La douleur suit le trajet radiculaire précis du nerf sciatique, dans le membre inférieur, plus ou moins associé à une hypo-réflexie, une hypo-esthésie et une hypo-tonie du territoire concerné. Les sciatiques s’accompagnent d’une impotence fonctionnelle fonctionnelle variable, pouvant aller jusqu’à être paralysante.

2 : épidémiologie :

C’est une pathologie fréquente qui concerne 5 à 10% des patients présentant des lombo-sciatalgies. Le risque augmente avec l’âge, le stress, le tabagisme, les gestes répétitifs mal contrôlés et une ergonomie rachidienne déficitaire.

3 : étiologie :

La compression peut se situer sur n’importe quel point du trajet du nerf sciatique.

3.1 : au niveau intra-rachidien : compression par une tumeur (neurinome)

3.2 : au niveau rachidien : sténose du canal lombaire, discopathie, hernie discale, rétrécissement du foramen intervertébral (dysfonction vertébrale, dégénérescence arthrosique, spondylolisthésis, tumeur), fracture (fracture déplacement, fracture tassement…

Fait important, toutes les saillies discales ne sont pas symptomatiques! En effet, certaines sont muettes, sans aucun signe clinique. Citons P. PIZON “on peut estimer que pour les hernies discales latentes, la fréquence s’élève à 60,43% de la population .

On distingue :

Les hernies discales externe (HDE), caractérisés par : une attitude antalgique croisée, une douleur déclenchée au signe de Lasègue, une inclinaison homo-latérale augmentant la douleur, une inclinaison contro-latérale diminuant la douleur, une compression en dehors de la racine nerveuse.

Les hernies discales internes (HDI), caractérisées par une attitude antalgique directe pour soulager la racine, une douleur déclenchée au signe de Lasègue, siégeant au niveau lombaire,

Les hernies discale médiane ou para-médiane : Elles peuvent être muette ou peuvent se révéler par une radiculalgie bilatérale ou à bascule.

3.2 : au niveau extra-rachidien : compression musculaire (piriforme) par la tête de la fibula, tumeur ou abcès pelviens.

D’autres étiologies sont possibles, tels que les processus infectieux (spondylodiscite, épidurite…) ou viraux (zona). Les sciatiques d’origine toxique ou métabolique sont plus rares mais pas absentes (polynévrite alcoolique, neuropathie diabétiques )

Cause la plus fréquente de lombalgie Sciatique : la hernie discale
Hernie discale dans le lombalgie sciatique

 4 Sémiologie de la sciatique:

4.1 : La douleur SCIATIQUE:

En général, unilatéral de type mécanique, radiculaire suivant le trajet de la racine atteinte, calmée par la position allongée mais augmentée en deuxième partie de nuit. Cette douleur est impulsive et augmentée par la toux et les efforts de poussée en cas de hernie discale.

4.2: Les signes cliniques DE LA SCIATIQUE :

4.2.1 :Les troubles moteurs en cas de sciatique touchent les muscles de la loge antéro-latérale et de la loge postérieure de la jambe,

4.2.2 : Les troubles sensitifs sont marqués et associés à des troubles trophiques accompagnés de douleurs,

4.2.3 : L’atteinte du nerf fibulaire commun est fréquente et touche les muscles fibulaires, tibial antérieur, extenseurs….rendant la flexion impossible. Il s’ensuit un “steppage”à la marche : le patient soulève sa jambe de façon excessive lors de la marche. La compression intéresse la racine L5.

4.2.4 : La marche sur la pointe des pieds est impossible.

5. Le syndrôme de la queue de cheval DANS LA LOMBALGIE SCIATIQUE:

Il s’agit d’une compression de la queue de cheval qui associé à des signes clinique de sciatique des troubles sphynctériens, vésicaux, anaux ainsi qu’une hypo-esthésie en selle.

Cette atteinte n’est plus du domaine de l’Ostéopathe puisqu’il s’agit dans la grande majorité des cas, d’une urgence chirurgicale.

6. Les sciatiques opérées récidivantes :

Selon les statistiques, les fréquence des récidives des sciatiques après intervention chirurgicale est de 12%. La grande majorité des récidives sont dues à une hyper mobilité réactionnelle à une hypo-mobilité sus ou sous-jacente, un canal lombaire étroit, une fibrose épidurale, une instabilité discale post-opératoire.

L’examen clinique, l’étude attentive du dossier du patient (antécédents, historique avant l’intervention, compte rendu opératoire, historique après l’intervention, existence de facteur psychosociaux), le bilan radiologique méthodique (Radios, TDM, IRM)les examens complémentaires sont fondamentaux pour la prise en charge.

 

 

 

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