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la tendinopathie
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Raphaël Delouche
VOTRE OSTEOPATHE

Pathologies /  la tendinopathie :

Depuis de nombreuses années, le corps médical utilise le terme de”tendinite” à mauvais escient

On sous entend que la pathologie musculaire est systématiquement inflammatoire pas son suffixe “ite”. Or nous trouvons tous types de pathologies musculaires : mécaniques, inflammatoires ou mixtes (mécanique et inflammatoire)

Aujourd’hui on parle de tendinopathie. Les tendinopathies sont des affections bénignes et fréquentes en pathologie sportive mais aussi dans la vie de tous les jours. La prise en charge de cette pathologie a bénéficié largement du progrès de l’imagerie, notamment de l’échographie et de l’IRM. Les traitements ont également évolué.

C’est quoi tendinopathie : 

Définitions :
Le tendon est un tissu conjonctif fibreux formé de collagène et de fibres élastiques. Il transmet la force développée par les muscles vers les os. Il comporte de nombreux récepteurs sensoriels, c’est pourquoi il exerce un rôle important dans la proprioception.

La tendinopathie apparaît le plus souvent à la suite d’une hyperutilisation chronique. Celle-ci engendre une douleur et des modifications de la structure tendineuse.

Cliniquement, elles sont caractérisées par une triade symptomatique : douleurs lors de l’étirement, lors d’une contraction isométrique (contraction musculaire sans mouvement) ou lors de la palpation locale.

Etiologie des tendinopathies

Par des facteurs intrinsèques : sexe âge déséquilibre musculaires rapport masse graisseuse/maigre, maladies chroniques et des factuers extrinsèques. On y trouve la fatigue, stress, surface, matériel fréquence et rythme d’entrainement, prise médicamenteuse, alimentation et hydratation.

Nous distinguons différentes phases dans la pathologie tendineuse : la courbature, la contracture, l’élongation et la déchirure partielle.

La courbature

La courbature est une tension anormale du muscle en réponse à une hyper-sollicitation, elle dure entre 24 et 72h en fonction de la nature de l’exercice (travail concentrique 24h environ, 48h pour le concentrique et 72H pour l’excentrique).

Aucune lésion anatomique est retrouvée à ce stade. La contracture est aussi une tension anormale du muscle, mais la douleur ne cède pas avec le repos et la tension reste plus durable. Il n’y a toujours pas de lésion anatomique retrouvée à l’imagerie (échographie).

L’élongation

L’élongation est une augmentation du tonus musculaire du muscle avec lésion de l’aponévrose (enveloppe du muscle) qui commence à s’abîmer à l’effort. C’est en réalité une phase fondamentale dans la pratique du sport car à ce stade, il est impératif de stopper l’effort. Le sportif a du mal à faire la différence entre la contracture et l’élongation qui ont un tableau clinique comparable mais les conséquences sont bien différentes.

Certains sportifs insiste sur ces douleurs, certains prennent des antalgiques pour pouvoir continuer leur pratique (ce qu’il ne faut surtout pas faire). L’ostéopathe doit faire la différence entre ces 2 atteintes.

La déchirure

La déchirure partielle est une lésion anatomique majeure. La douleur est violente et l’impotence fonctionnelle est importante. La douleur est d’apparition progressive ou brutale. Il faut bien comprendre que la cicatrisation du tissu musculaire et sa régénérescence n ‘est pas à l’identique. Le néo tissu n’a plus les mêmes caractéristiques (contractile et élastique).

Il en résulte que certaines douleurs à l’étirement et à la contraction peuvent perdurer et peuvent gêner la pratique sportive de façon définitive. Le devoir fondamental de l’Ostéopathe est de prévenir l’apparition de cette atteinte par tous les moyens, y compris la prévention et la mise au repos dans les différentes phases préalables.

Prise en charge des tendinopathies :

La prise en charge est évidement adaptée en fonction de la phase. Dans les 2 premières phases nous allons travailler sur les tensions musculaires, le rééquilibrage des mouvements articulaires, les rigidités et les zones d’hypo et d’hyper mobilité. La troisième phase nécessite 10 jours de repos strict et d’une reprise progressive sous surveillance.

La 4e phase est une phase beaucoup plus longue, la régénérescence du tendon est entre 6 à 8 semaines. Elle consiste à entretenir au maximum les propriétés élastiques et contractiles du muscle pour éviter les séquelles cicatricielles.

Conclusion sur les tendinopathies :

Une tendinopathie ne survient pas hasard. Il faut rechercher les causes de cette atteinte et en supprimer les facteurs (mauvais geste technique, mouvement répétitifs…). Il faut bien respecter les consignes de repos et ne pas prendre de traitement contre la douleur qui est un facteur important et qui doit être prise en compte. Le prévention de ces pathologies est un élément essentiel
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